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SECTION VOL A VOILE


 

Le vol à voile s'agit d'une activité sportive aérienne à part entière, qui se pratique à l'aide d'un planeur.

Un planeur est un aéronef sans moteur, composé d'un fuselage, de 2 demi-ailes (qui forment une aile), d'un empennage (comprenant la profondeur et la gouverne de symétrie) et d'un atterrisseur. Dans la partie avant du fuselage se trouve une cabine. Cette cabine contient 1 place lorsqu'il s'agit d'un planeur " monoplace " et 2 places lorsqu'il s'agit d'un " biplace " ou planeur école. Les sièges sont disposés soit côte à côte, soit côte à côte décalé, soit en tandem (les plus courants, l'élève se trouvant à l'avant).
Sans entrer pour l'instant dans le détail, un planeur se pilote comme un avion, hormis la conduite du moteur, autour des 3 axes habituels: roulis, tangage et lacet.
Les planeurs d'aujourd'hui (à partir des années 70) sont construits en matériaux composites, fibres de verre, de carbone et/ou de kevlar. Les planeurs plus anciens sont de construction bois et toile; quelques uns, très rares, sont en métal.
Les appareils modernes, dits " plastiques "sont plus lourds que les " bois et toiles ", plus fins, plus performants.

Pour vous donner une idée de ce que peut faire un planeur, voici quelques vols significatifs.
Le recors d'altitude est détenu par un américain. Celui-ci est monté en vol libre jusqu'à 14 945 mètres d'altitude au-dessus du niveau de la mer.
En 1992, 2 pilotes français ont effectué, à bord d'un biplace, un vol de Vinon sur Verdon (Var) à Fez au Maroc en longeant les côtes françaises et espagnoles. La distance homologuée est celle à vol d'oiseau entre Vinon et Fez soit 1500 km.
En durée, en 1956, un pilote français (B.Dauvin)est resté en vol au dessus des Alpilles à Saint Rémy de Provence pendant 56 heures. Malheureusement, épuisé il s'est tué et l'administration française, puis les instances internationales ont interdit les records de durée.
Des records de vitesse ont également été réalisés en Afrique du sud par des français sur des circuits de 300 et 500 km à plus de 150 km/h de moyenne.
Les vitesses en air calme autorisés des planeurs se situent aujourd'hui entre 250 et 300 km/h.

Comme vous pouvez le lire, les planeurs sont capables d'aller haut, de voler loin et de rester longtemps en l'air. Cependant une question se pose, comment ceci peut se faire sachant qu'un planeur est plus lourd que l'air et qu'il n'a pas de propulsion mécanique?

En effet, les ingénieurs aéronautiques, ont étudié et conçu des machines spécialement adaptées à ce type de vol. Ces machines, aujourd'hui, sont les plus performantes aérodynamiquement. Elles ont une grande finesse et la finesse d'un planeur c'est un peu son autonomie.
Par exemple si un planeur parcourt une distance de 68 kilomètres alors qu'il perd 2 000 mètres d'altitude, le planeur a une finesse de 34 (=68/2).
Les planeurs les plus performants d'aujourd'hui atteignent une finesse de 60.

Cependant, comme le planeur est un " plus lourd que l'air ", il a un taux de chute qui lui est propre. Les taux de chute des appareils d'aujourd'hui avoisinent les -1,0 m/s à -0,5 m/s. C'est à dire qu'en air calme, ils chutent constamment de -1 m/s à -0,5 m/s selon le type d'appareil.

L'atmosphère dans laquelle nous vivons, est une atmosphère qui bouge. Cet air qui nous environne a schématiquement des mouvements horizontaux et/ou verticaux. Les mouvements horizontaux sont représentatifs du " vent de gradien " (Mistral, Tramontane, Vent d'autan, Norois, etc...) qui souffle, et les mouvements verticaux sont dus soit à un système thermique, dynamique ou thermodynamique.

Lorsque le soleil parait, il chauffe le sol de la terre. Le sol s'échauffe alors en fonction de sa natureinégalement. Par exemple les roches de couleur foncées ou noire absorbent les rayons du soleil et s'échauffent très vite au contraire des craies blanches. L'air qui est en contact avec ce sol chaud, se réchauffe à son tour. De ce fait, il devient plus léger que l'air environnant et s'élève. Comme personne n'a jamais vu de l'air disparaître et ne pas être remplacé, et bien l'air froid environnant, plus lourd, vient remplacer cet air chaud parti. Il s'échauffe à son tour, s'élève, et ainsi de suite. Le cycle de la convection thermique est crée.

Dans cette configuration de l'atmosphère, il ne s'agit plus d'air chaud qui s'élève, mais des particules d'air, propulsées à une certaine vitesse par un vent de gradien, et qui rencontrent un obstacle. Imaginons un vent fort de plus de 20 noeuds (soit environ 36 km/h)qui rencontre un obstacle quasiment perpendiculaire à sa route. Cet obstacle peut être une montagne ou une vallée. S'il s'agit d'une montagne, les particules d'air vont s'élever au dessus de la crête de la montagne jusqu'à ce que l'inertie les fasse retomber vers le sol, puis ces particules vont rebondir dans l'atmosphère jusqu'à une certaine altitude et ainsi de suite jusqu'à extinction du mouvement. Ce mouvement créé s'appelle une onde et son amplitude entre deux ressauts, une longueur d'onde.
Lorsque cet air rencontre une vallée, il s'agit du même phénomène en sens inverse.

Le thermodynamique est un mélange des deux phénomènes vus précédemment. Cet aspect là ne se rencontre qu'en montagne. Le matin, le soleil chauffe les sommets. L'air au contacts des pierres chaudes s'échauffe et s'élève. Petit à petit, il est remplacé par de l'air venant des vallées plus basses. Tous les habitués de la montagne ont pu observer que le matin, il n'y a pas de vent dans les vallées , et que l'après-midi (entre 11h30 et 13h30) le vent se lève. Il peut atteindre 30 noeuds (?56 km/h). Ce vent thermodynamique remonte les vallées, les pentes et cherche à s'enfuir par le sommet des crêtes.

Tout cet air, chaud ou pas, qui s'élève est une ascendance. C'est à dire que cet air qui s'élève dans l'atmosphère a une vitesse ascensionnelle d'un certain nombre de mètres par seconde. En France cela peut aller, dans certains cas, assez extrêmes, en montagne à un peu plus de +10m/s; en plaine, l'été, on atteint couramment +3 à +4m/s. La grande moyenne des ascendances de plaines en France est de +2 m/s.

A Rennes, pour décoller, on utilise un remorqueur qui nous amène à une altitude de 500 mètres, alors qu'à Ploërmel, ils utilisent un treuil électrique qui les font gagner moins d'altitude mais c'est lpus économique et aussi écologique.

 

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